Densité et Contraste en N&B numérique

D’abord essayons de définir les notions même de densité et de contraste. La densité se rapporte au degré de noircissement de la photo, ce qui veut dire que plus la photo est foncée plus elle est importante et inversement. Le contraste lui est l’écart de densité entre la partie la plus foncée et la plus claire de la photo. De cela découle que plus la transition entre les parties foncée et claire de la photo est abrupte, plus la photo est contrastée. Autrement dit, moins il y a de gris entre ces deux parties de la photo plus elle est contrastée.

Lors de la lecture d’une photo, l’œil est d’abord attiré par la densité de l’image. Il en découle ainsi que la première des choses à réaliser dans un post-traitement numérique de la photo est la densité. Pour cela, on a recours au curseur de correction de l’exposition dans le logiciel de dérawtisation car pour corriger convenablement une exposition, la photographie en format Raw est bien plus adaptée permettant de récupérer parfois jusqu’à deux stops d’exposition.

Une fois la densité de la photo corrigée, il ne reste plus qu’à corriger le contraste. A ce niveau, il nous faut distinguer le contraste global de la photo, et le contraste local. Le contraste global est celui qui s’obtient généralement en changeant l’exposition de la photo et qui concerne la globalité de la photo. Cette correction altère la relation des gris entre eux en fonçant les noirs et en blanchissant les blancs, permettant ainsi selon son propre style d’obtenir une image plus ou moins contrastée, plus ou moins claire. Le contraste local concerne lui des parties de la photo où l’on veut faire ressortir une texture ou un rendu particulier, ou pour éviter que des zones ne soient cramées ou au contraire trop noires.

En pratique donc, pour obtenir une densité correcte sur une photo numérique en N&B, on utilise une correction d’exposition en utilisant un calque de réglage Niveaux dans Photoshop et puis en agissant sur le curseur du milieu. On choisit ainsi une densité qui nous convient pour chaque image. Vient ensuite le contraste global de la photo. Pour cela, toujours dans le même calque de réglage Niveaux, on glisse vers la droite le curseur des points noirs jusqu’à ce que les pixels les plus foncés deviennent noirs (en pratique jusqu’à arriver au contact de l’histogramme) et puis en glissant le curseur des points blancs vers la gauche jusqu’à ce que les pixels les plus clairs deviennent blancs (en pratique jusqu’à arriver au contact de l’histogramme). En procédant de cette façon, la photo est rarement équilibrée car les ombres sont généralement trop foncées et les hautes lumières trop claires. On doit alors régler de façon locale avec l’aide de masques dans Photoshop. On sélectionne le calque arrière-plan, on appuie sur la touche Q du clavier et on peint avec un pinceau dont on a réglé le diamètre et la dureté, sur les zones de la photo que l’on souhaite traiter. Une fois cela fait, on appuie de nouveau sur la touche Q du clavier pour faire apparaitre la sélection ainsi obtenue, puis on ajoute un calque de réglage Courbes qui permet d’agir à la fois sur la densité et le contraste en jouant sur la pente de la courbe et notamment en réalisant une courbe en S. On procédé ainsi en créant autant de masques et de courbes que nécessaire  pour traiter localement les contrastes et pour obtenir un équilibre dans l’image.

En procédant ainsi, on cherche à équilibrer et dynamiser une photographie en intervenant à la fois globalement et localement sur l’image, en ajustant la densité et le contraste donnant un style particulier selon les choix réalisés à sa photographie.

"La difficulté c'est de sortir de la photo unique, et de réaliser une série homogène jusqu'à ce que l'ensemble prenne forme et soit porteur de sens".
S.Hugues, RP n°181 S Avril 2007 p.62.

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