Composition photographique

Pour qu’une photo puisse être bonne et lisible, il faut qu’elle soit bien composée ! Autrement dit, il faut qu’elle donne une bonne visibilité de l’objet à mettre en valeur et une bonne interprétation par le lecteur. Il existe ainsi des codes classiques déterminées tout au long de l’histoire par l’architecture, la peinture et plus récemment par la photographie, basés sur des repères donnés par le « nombre d’or ». Une composition est conforme au nombre d’or si le rapport entre la plus petite et la plus grande de ses sections est égal à celui de la plus grande avec l’ensemble. Ce rapport donne le nombre d’or égal à 1.618033989. Ainsi, ce dernier détermine le rapport idéal entre la largeur et la longueur d’un cadre correspondant globalement au rapport  2/3 x 1/3 d’où est né le format 24 x 36 en photographie argentique et ses équivalents en photographie numérique.
Une première règle qui découle de cela est la « règle des tiers » définissant les points forts d’une image et guidant l’œil du lecteur tout en tenant compte pour nous, du sens de lecture occidentale de gauche à droite.

Règle des Tiers/Diagonales

Le placement idéal d’un élément de la photo doit se trouver sur un point fort de la composition qui correspond sur le schéma à l’intersection des lignes noires et cerclé de rouge. Ainsi, lors de la prise de vue soit le viseur de l’appareil photo est doté d’un verre avec ces repères pour faciliter la composition, soit le photographe doit s’imaginer mentalement ces repères afin d’aboutir à une composition obéissant aux standards de l’art en général. Cependant, on sait que cette règle peut-être transgressée le cas échéant, mais il faut partir de bons principes et aboutir à une bonne maitrise avant de se lancer sur ce terrain. Pour une composition en diagonale, il convient de suivre la règle des tiers et parallèlement de suivre les diagonales les diagonales données par l’entrecoupement des points forts de la grille imaginaire.

Une autre règle simple de la composition est également celle du choix du sens horizontal ou vertical de la photographie. Ainsi, on sait que le format horizontal donne plutôt une notion de dimension, de panoramique, alors que le format vertical donne plutôt une sensation d’élévation, de dynamique de la hauteur.

Une autre règle simple est celle de ne pas faire « butter » le regard ou le mouvement sur le bord du cadre donnant ainsi une impression de limite, de fin qui ne convient pas à l’évasion du regard et de la réflexion du lecteur.

Dans le mental humain, l’horizon doit être plan, bien horizontal évitant la « penchouille » et les verticales doivent de fait être verticales. Ce dernier point est plus délicat à maitriser au vu de la distorsion des perspectives et en barillet de certains objectifs, notamment les grands angles. Ainsi, il faut faire au mieux lors de la prise de vue, tout en sachant que ces verticales auront souvent à être corrigées en post-traitement.

On prendra également soin, autant que possible, d’éviter les éléments perturbateurs qui viendraient gêner la composition et la lecture de l’mage. Moins il y a d’éléments dans la composition, plus la lecture en est facilitée et plus la composition est agréable à l’œil.

De même, la mise au point et la profondeur de champ sont des éléments critiques de l’image. La mise au point doit être nette car l’élément principal de l’image doit attirer l’œil. Afin d’éviter un flou, il convient généralement de ne pas descendre à une vitesse inférieure à l’inverse de la longueur focale de l’objectif utilisé. Pour les portraits humains, la photographie animalière, la macrophotographie d’insectes, la mise au point doit se faire obligatoirement sur les yeux qui doivent être nets. La profondeur de champ doit s’adapter au sujet, et constitue aussi un élément très important de la créativité photographique. On utilisera une grande profondeur de champ (petite ouverture du diaphragme) en photographie de paysage, et inversement une faible profondeur de champ (grand ouverture du diaphragme) en photographie de portrait. En portrait justement, il convient de se placer légèrement au-dessus du modèle pour éviter de photographier sous le menton et sous le nez du modèle.

En conclusion, armé de ces quelques règles simples de la composition photographique, vos clichés prendront une autre dimension. Malgré les possibilités de la photographie numérique, il convient d’abord de réfléchir à sa composition pour photographier ensuite, et pas l’inverse. Prendre quelques secondes pour évaluer la composition est une des étapes les plus importantes de la photographie. De même visualiser mentalement l’image avant de la réaliser permet d’améliorer très rapidement sa technique photographique et ses photos.

 

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"La difficulté c'est de sortir de la photo unique, et de réaliser une série homogène jusqu'à ce que l'ensemble prenne forme et soit porteur de sens".
S.Hugues, RP n°181 S Avril 2007 p.62.

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